La maison des fous (ou comment tenter d'obtenir un visa de travail au Chili...)

Santiago de Chile, 27 novembre 2015
Nous sommes finalement arrivés sains et saufs mardi le 24 novembre à Santiago, capitale du Chili, après un bon 20 heures de vols/correspondances et bien de la course dans les aéroports (vous essaierez de passer les douanes et la sécurité à JFK avec 2 vélos, tout ça en une toute petite heure, et vous m'en donnerez des nouvelles!). Bref, après avoir assemblé nos vélos sur la pelouse devant l'aéroport et roulé 35 km dans les banlieues et le trafic pour se rendre à notre hébergement, on se croyait en business pour notre année au Chili. Ne restait qu'une "petite" formalité, aller enregistrer notre visa vacances/travail auprès des autorités locales.
Une formalité, qu'on se disait. Vous vous souvenez, la maison des fous dans les 12 travaux d'Astérix? Voilà à quoi ça ressemble, immigrer au Chili, même temporairement. D'abord, aller s'enregistrer au bureau de la police....à notre arrivée, il devait y avoir la moitié de la population du Pérou et de la Bolivie qui attendait en troupeau pour la même raison que nous...ça nous a pris 4 heures à passer. Tout ça pour un petit papier nous donnant "l'immense" privilège d'aller refaire la file au registro civil pour avoir notre carte d'identité. 
Le lendemain matin, on est donc partis super tôt pour se rendre au registro civil et prendre tous les péruviens et les boliviens de vitesse. Ça nous a d'abord pris 4 essais avant d'embarquer dans le wagon de métro (pour embarquer, il faut foncer et plaquer comme au football, et c'est pas des blagues). Puis, à notre arrivée au registro civil, on a compris que les péruviens et les boliviens sont beaucoup plus matinaux que nous parce que la file faisait déjà plusieurs centaines de mètres de long, à 8h am! Après quelques heures d'attente, on a rencontré une madame à l'air bête qui nous a gentiment renvoyé au bureau de la police refaire le processus de la veille parce que le monsieur s'était trompé D'UNE JOURNÉE sur la date de validité du visa. Pour une minuscule journée, on a dû retraverser la moitié de la ville, refaire la file au bureau de la  police, puis retourner au registro civil pour finalement obtenir notre fameuse carte d'identité qu'on ne pourra en fait que récupérer le 23 décembre!!! La maison des fous, que je vous disais! Bref, la prochaine fois que vous vous plaindrez de la bureaucratie québécoise, pensez au Chili et souriez!
Bon, à part de cela, Santiago, ça ressemble à quoi? Disons que c'est une très grosse ville (6-7 millions d'habitants je crois), et un peu comme Toronto, il y a plusieurs petits centre-ville (un par quartier). C'est une ville très verte avec beaucoup de parcs, et plein de pistes cyclables et de cyclistes (ce qui ne veut ABSOLUMENT pas dire que c'est sécuritaire en vélo...car les automobilistes sont un peu fous). Le principe ici en voiture, c'est: tu pèses sur le gaz au fond jusqu'à ce qu'un stop ou une lumière rouge te force à ralentir un peu.  C'est donc hyper bruyant comme ville. Et puis il y a le langage du klaxon...ici, tout le monde communique avec son klaxon...tu veux saluer? Un coup de klaxon. Tu veux acheter un petit gâteau à la ptite madame sur le trottoir? 2 coups de klaxon. Tu veux envoyer promener la moto qui vient de te couper le chemin? Un loooong coup de klaxon soutenu. Et ainsi de suite. Disons que ça ajoute à la cacophonie de la ville.
Bref, pour ceux qui aiment les villes et qui y sont habitués, Santiago, c'est un endroit intéressant...mais pour des gens qui arrivent de 2 ans au fond du rang St-Alfred à Saint-Philémon, le choc est un peu grand!
Donc....après 5 jours à Santiago, nous partons samedi pour notre première partie de voyage, en vélo jusqu'en Patagonie. 
On vous revient donc avec des nouvelles à vélo la prochaine fois! Et des photos aussi...cette fois-ci, je ne pouvais pas les transférer...
Mélina et Philippe







Commentaires

  1. Haha! C'est là que vous êtes contents d'être dans un pays où ça parle espagnol! Imaginez la même situation en estonien, hehe!
    Dites-moi pas que vous allez en plus trouver que rouler sur la 216, c'était sécuritaire?!?:-)
    Bonne route!

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  2. Tes récits colorés et imagés m'ont manqué, merci de partager vos aventures avec nous! Bon voyage, les gringos! Rosalie

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  3. Allô coucou!!! Divertissant tout ça! Mes plus basses salutations à vous deux, je vous embrasse, have fun! J'ai hâte à la suite :)

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  4. Salut!!
    Une entrée au pays tout à fait dans tes goûts Philippe! Imagine, si tout s'était déroulé à merveille, votre arrivée aurait été si terne.Pas de critique virulente à faire, pas de texte coloré à envoyer. Je vous souhaite quand même une suite moins frustrante mais pleine de belles aventures. J'ai hâte de vous lire à nouveau

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  5. Belle entrée en matière!! Merci de nous partager cette belle aventure!

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